Pucerons
Les pucerons sont de petits insectes mesurant généralement entre 1 et 4 mm. Ils peuvent être verts, roses, rouges, noirs, bruns, bleus, jaunes ou bien encore bleuâtres. Ils possèdent des antennes situées entre les deux yeux. Leurs pièces buccales forment un rostre ou proboscis. Celui-ci est tenu sous le corps lorsque l'insecte ne se nourrit pas. Le thorax porte six pattes. La plupart des pucerons adultes sont aptères, exception faite de certains mâles, ainsi que de certaines femelles appelées à changer de plante hôte. Leurs ailes sont transparentes et membraneuses. Les antérieures sont plus grandes que les postérieures. À l'extrémité de l'abdomen se trouve la cauda (sorte de queue) qui sert à diriger l'écoulement du miellat, substance sucrée qui sort de l'anus des pucerons. Chez plusieurs espèces de pucerons, on trouve sur l'abdomen deux structures en forme de tubes : les cornicules. Les pucerons sont des insectes à métamorphose incomplète (hémimétaboles). Le jeune puceron est semblable à l'adulte ; pour grandir, il subit des mues (au plus 4). Il existe deux types de reproduction chez les pucerons : -la reproduction sexuée -la parthénogenèse (sans fécondation).
Dégâts : Les pucerons se nourrissent de la sève des plantes en piquant les cellules végétales à l’aide de leur proboscis (trompe). En grand nombre, ils peuvent retarder sérieusement la croissance de la plante et ruiner les bourgeons. Ils sont particulièrement nuisibles pour les nouvelles pousses causant des dégâts aux feuilles émergentes qui sont malformées prenant l'aspect de celles touchées par la cloque du pêcher. Ennemis naturels : La coccinelle : véritable « ogre à pucerons », elle est aujourd'hui reconnue comme le meilleur insecticide naturel. Les coccinelles qui se nourrissent de pucerons sont dites aphidiphages. Parmi elles se trouvent les plus connues, comme la coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata), mais aussi les plus colorées. Le puceron du rosier est parasité par un petit hyménoptère du genre Aphidius (sous-famille des Aphidiinae), qui pond dans le corps du puceron. Celui-ci change d'aspect (couleur et forme) et s'immobilise : on parle de « momification ». La larve d'hyménoptère se développe dans le puceron en le dévorant de l'intérieur. Une fois adulte, l'hyménoptère quitte le corps du puceron en perçant l'abdomen de celui-ci. Traitement biologique contre les pucerons : Les pucerons entrainent chez les plantes des déformations très disgracieuses. Un des traitements les plus écologiques et de pulvériser du savon noir dilué à 5%. En effet le savon noir étant alcalin, celui-ci agit comme un excellent répulsif sans pour autant endommager la plante. Il faut bien choisir du savon noir sans colorant, sans parfum et sans ingrédient synthétique ajouté. A exclure tous les savons noirs de supermarché qui sont composés d'ingrédients synthétiques pour des raisons de couts. Pucerons verts du rosier Le puceron vert du rosier est un petit insecte de l'ordre des hémiptères, de la famille des aphididés, qui parasite les rosiers et d'autres plantes servant d'hôtes secondaires comme les scabieuses. Il peut être rose ou vert. Description: L'adulte se présente sous deux formes : - forme ailée, aux ailes transparentes, à l'abdomen de couleur verte, de 3 mm de long en moyenne - forme aptère, au corps de couleur verte ou mauve, également de 3 mm de long en moyenne. Biologie : Les pucerons vivent principalement sur les jeunes pousses des rosiers et les boutons floraux en colonies nombreuses. Un grand nombre de générations, plus de vingt, se succèdent au cours d'une même saison.
Pucerons lanigères Symptômes et cause: au printemps, apparition de dépôts floconneux blanchâtres dans des fissures de l'écorce ou autour d'une plaie consécutive à la taille. Ces dépôts peuvent éventuellement favoriser la formation de tumeurs chancreuses, Ils sont dus à des colonies de pucerons qui sucent la sève en sécrétant des filaments cotonneux. Plantes affectées: pommiers, pyracanthas, cotonéasters. Traitement: dès que les pucerons apparaissent, vaporisez ou badigeonnez un insecticide approprié tel que formathion ou parathion. Le puceron lanigère (Eriosoma lanigerum) est une espèce de puceron aptère originaire d'Amérique. Sa cible principale étant le pommier, on le surnomme parfois puceron lanigère du pommier. Dans le même genre Eriosoma, on trouve l'espèce Eriosoma lanuginosum Hartig, 1839, dont la cible est l'orme champêtre (Ulmus minor). Dans son pays d'origine, ce puceron possède une phase sexuée sur son hôte primaire, l'orme d'Amérique (Ulmus americana). En Europe, il se reproduit uniquement par parthénogenèse sur le pommier. On l'observe également sur le cognassier, très rarement sur le poirier. Les larves et les femelles aptères hivernent, réfugiées sous l'écorce, dans des anfractuosités du tronc, des chancres, ou sur les racines au voisinage du collet. La reprise d'activité intervient au début du printemps, en mars-avril, et les femelles commencent à se reproduire, chacune d'elles engendrant plus de 100 larves et donnent naissance à une dizaine de générations en 6 mois. Les pucerons lanigères s’attaquent aux parties ligneuses de l’arbre, aux fleurs et aux jeunes pousses pour y extraire la sève. Suite à leurs piqûres et à l'injection d'une salive toxique, les feuilles se crispent et s'enroulent. Les rameaux se couvrent de boursoufflures et de chancres pouvant atteindre la grosseur d'une noix et empêchant la bonne circulation de la sève. La pruinosité abondante peut tacher les fruits. Les arbres atteints peuvent mourir s'ils ne sont pas traités. Traitements: Il est difficile à éradiquer car sa protection "laineuse" le protège de certaines attaques chimiques. Le traitement est possible par rapide carbonisation au chalumeau pour de petites infections ou par passage d'alcool à brûler, au pinceau ou à la brosse à dent, sur les colonies. Veiller à brûler les parties taillées atteintes. Traitements biologiques: Le purin de fougère est un insecticide puissant qui permet de détruire le puceron lanigère (que la plupart des insecticides chimiques n’arrivent pas à contrôler). Utilisez en pulvérisation dilué à 10%. C’est un des rares à utiliser en « curatif ». Éliminer les fourmis car les pucerons sont très souvent "élevés" par les fourmis pour le miellat de pucerons. Produits à base de pyréthrine naturelle ou de roténone. On peut aussi utiliser une petite guêpe Aphelinidae (Aphelinus mali) qui pond ses œufs dans le corps d’un puceron, et dont la larve dévore celui-ci. La présence de ce prédateur est favorisée par la culture de phacélie à proximité du verger. Ou encore la Coccinellidae (coccinelle), également prédatrice de ce nuisible. Ces insectes survivent facilement en Europe où ils sont assez répandus. chimiques [modifier] Au printemps, produit à base de pyrimicarbe, deltaméthrine ou bifenthrine (résiste au vamidothion). Après la chute des feuilles appliquer une huile d'hiver. Pour éviter l'infection du pommier, le plus simple est d'utiliser des porte-greffes résistants tels que le MM.106, MM111 et M116.
Dégâts dus aux herbicides: Une pulvérisation excessive ou un lessivage du sol par des pulvérisations d'herbicides peuvent provoquer différents symptômes. Une exposition prolongée à des pulvérisations de glyphosate provoque le jaunissement des feuilles, tandis que les nouvelles feuilles sont plus petites et allongées.Les herbicides à base d'hormones (par exemple 24-D & 245-T) peuvent provoquer des malformations des nouvelles pousses avec des feuilles fines et entortillées et des bourgeons déformés. Dans les cas les plus graves, les plantes peuvent périr.Les herbicides pré-émergents entrant en contact avec le système racinaire de la plante par le sol provoquent le jaunissement du feuillage. Les effets des herbicides présents dans le sol peuvent subsister de nombreuses années. Animeaux utiles: Beaucoup d'animaux sont les alliés du jardinier, car ils contribuent à la destruction des parasites. D'autres jouent un rôle essentiel à la productivité des plantes ou à leur reproduction, comme les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Les hérissons, certains oiseaux, les grenouilles, les crapauds et les musaraignes sont les prédateurs de toutes sortes de parasites vivant sur le sol ou à proximité. C'est également le cas de nombreux insectes, comme la coccinelle et ses larves, le bombyle et certaines guêpes minuscules qui paralysent notamment les pucerons Les guêpes communes et les fourmis se nourrissent, elles aussi, de nombreux insectes nuisibles, de même que les araignées et les scolopendres. Certaines variétés de plantes à fleurs, les espèces odoriférantes ou à capitules en particulier, attirent toutes sortes d'insectes utiles au jardin, tels les bombyles et les abeilles. Pour éviter de nuire à ces insectes, n'utilisez de produit chimique que si c'est indispensable. Ne prenez de mesures de destruction contre un présumé parasite que si vous êtes vraiment certain de son caractère nuisible. En cas de doute, abstenez-vous.
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