Nature du sol
Un sol se compose de particules minérales, d'air, d'eau et de matières organiques, dans des proportions variables. S'il est léger et s'il se draine rapidement, il est sans doute sableux. Au contraire, s'il est lourd et imperméable, il est probablement argileux. Entre ces deux extrêmes se situe la terre franche, qui retient l'humidité tout en étant bien drainée. La nature d'un sol se caractérise également par son pH, qui définit s'il est plus ou moins acide ou alcalin. On peut évidemment modifier ce pH, mais difficilement de façon prolongée, aussi vaut-il mieux choisir des plantes capables de s'y adapter. Pour pouvoir améliorer la qualité d'un sol et en tirer le meilleur parti possible, il est donc indispensable d'en connaître la texture ainsi que le PH.
Les plus beaux jardins, et les plus faciles à entretenir. sont généralement ceux où l'on cultive des plantes parfaitement adaptées à la nature du sol. Mais, que celui-ci soit argileux, calcaire, sableux ou qu'il s'agisse de terre franche, vous n'en devrez pas moins l'entretenir avec soin. Même un sol de très mauvaise qualité peut donner d'excellents résultats s'il est bien arrosé et enrichi régulièrement en matières organiques et autres éléments fertilisants. Vous trouverez plus bas tout un choix de plantes pour chacun des principaux types de sol. Celles qui conviennent aux sols argileux sont exigeantes en éléments nutritifs et supportent une constante humidité. Les sols légèrement alcalins réussissent à de très nombreuses plantes, celles qui sont indiquées ici supportent un maximum d'alcalinité. Les plantes recommandées pour les sols acides sont celles qui se plaisent exclusivement dans ce type desol, mais beaucoup d'autres espèces peuvent parfaitement pousser en sol acide. Les plantes pour solpauvre, peu profond ou sableux sont les moins exigeantes, elles supportent une relative sécheresse au niveau de leurs racines et peuvent survivre sans beaucoup d'éléments nutritifs. Sur la couche supérieure du terrain s'étale la terre végétale. C'est là que les racines des végétaux trouvent leur ancrage et leur nourriture. Selon les régions, cette couche varie en épaisseur de quelques centimètres à plusieurs mètres. Le sols'enrichit peu à peu, grâce à la décomposition des plantes qui s'y développent et qui meurent, laissant à la terre, pétales, fruits, feuilles mortes et brindilles. Tout cela forme l'humus, grouillant de-vie. Sous cette terre nourricière repose une couche plus profonde, inerte, sans matières organiques, impropre à la culture. Connaître la nature de son sol doit devenir une priorité avant toute plantation. On saura quelles espèces y prospèrent le mieux et quelles améliorations apporter. Les quatre éléments principaux du sol sont l'argile, la silice (ou sable), le calcaire (ou craie) et l'humus (ou terreau). Votre sol sera dit "argileux,. "siliceux", "calcaire" ou "humifère" selon qu'il sera naturellement plus riche en l'un ou l'autre de ces quatre constituants'. Quant à la "terre franche", c'est la terre idéale qui combine entre eux, harmonieusement, ces divers éléments. Quelques techniques simples aident à déterminer le type du sol.
Observez votre terre Prélevez celle-ci à une profondeur de fer de bêche. Sa couleur et sa consistance vous donneront une première indication. Une terre brune ou noire, grumeleuse, légère, gorgée d'eau, avec des débris de feuilles ou de brindilles, est une terre humifère. La terre de bruyère en est un exemple extrême. Plutôt blanchâtre, elle indique la présence de calcaire (vérifiez qu'une goutte d'acide produit une effervescence à son contact). Si, après une forte averse, la pluie s'infiltre et disparaît dans le sol, c'est qu'il contient une bonne proportion de sable que le vent peut même soulever en poussière l'été. Malaxez et serrez la terre dans votre main. Si elle s'effrite entre vos doigts quand vous la serrez, c'est le signe que le sol est sableux. Si la boule reste compacte, ferme et luisante, si la terre colle aux semelles et retient l'eau en surface, là où se forment des flaques, et se craquelle l'été, elle est de nature argileuse. Si elle s'agglomère, mais s'effrite au sol quand vous la laissez tomber, sa composition est proche de la terre franche, bien équilibrée
Déterminez la flore spontanée du terrain Il existe des plantes qui recherchent tout particulièrement un certain type de sol. La présence de plusieurs d'entre elles, dans un endroit donné, renseigne sur la nature de la terre. Si, sur votre terrain, se sont installés, spontanément, des merisiers, des aubépines, des sureaux, des coquelicots, du trèfle ou des acacias, le sol est assurément calcaire. Dans un jardin méditerranéen, les essences indicatrices d'une terre calcaire sont la lavande, le ciste cotonneux, l'ajonc à petites fleurs, le pin d'Alep et le chêne vert. Au contraire, si votre jardin se laisse envahir par les prêles, l'oseille sauvage, les fougères, les bruyères, les primevères, les repousses de châtaignier, vous pouvez alors en déduire qu'il n'est guère calcaire (ou plutôt, "alcalin", en jargon de chimiste). Pour obtenir davantage de précisions, procédez: à l'analyse chimique du sol. Lacidité d'un terrain se mesure facilement, en, utilisant un simple papier pH dont on trempe l'extrémité dans une cuillerée de terre mêlée à autant d'eau distillée. Le papier est imprégné d'un réactif coloré dont la variation indique si le sol est acide (pH inférieur à 6,5), neutre (pH de 6,5 à 7,5) ou alcalin (pH supérieur à 7,5). Les diverses sociétés qui fabriquent des engrais ainsi que les grands producteurs de plantes proposent des analyses de terre complètes indiquant très précisément la nature du sol, mais aussi le pH, les taux de calcaire, d'acide phosphorique, de potasse et de matière organique contenu. A vous d'envoyer un échantillon bien représentatif, prélevé en plusieurs points du jardin. Divers coffrets en vente dans les jardineries vous permettront d'analyser vous-même votre terre. Faites appel, pour une analyse affinée, à un institut spécialisé, qui sera en outre à même de vous donner le degré de richesse de votre terrain sur le plan nutritif. Toutes ces caractéristiques peuvent être corrigées, degré d'acidité ou d'alcalinité, avec des amendements appropriés. Ces derniers n'ont aucune valeur nutritive (ou bien elle est trop faible), mais ils permettent de modifier la nature physique ou chimique du sol. Pour la structure des sols, l'humus, constitué de matières organiques parfaitement décomposées (compost, terreau de feuilles, fumier, tourbe), représente la panacée puisqu'il aère les sols compacts, mais retient l'eau et les engrais dans les sols légers. Acidité et alcalinité sont difficiles mais non impossibles à corriger: un sol très crayeux ne deviendra jamais une terre à rhododendrons, de même qu'une lande à bruyère ne portera jamais un potager florissant. Mais l'épandage de chaux agricole, par exemple, fera remonter le pH du sol d'un ou de deüx points. La tourbe, la sciure de bois, la fleur de soufre permettront à l'inverse de l'abaisser d'autant. Ces corrections sont nécessaires pour amener votre terrain à ressembler le plus possible à la terre moyenne, car c'est elle qui permettra le plus grand nombre de cultures. Diverses façons culturales, abordées ailleurs dans cet ouvrage (drainage, engrais...), permettront également de rectifier le tir si votre terrain ne s'avère pas idéal.
Les sols argileux L'argile retient l'eau et évite l'entraînement des sels minéraux et des engrais vers les couches profondes du sous-sol. Les terrains à forte proportion d'argile sont difficiles à travailler: ils collent aux outils ou sont très durs en cas de sécheresse; ils sont longs à se réchauffer au printemps. On dit de ces terres qu'elles sont "lourdes" et "froides". On améliore une terre qui contient trop d'argile en apportant du sable grossier, étalé à raison de 1 à 2 m3 sur 100 m2 de terrain, et incorporé par un labour. Si, par ailleurs, le sol argileux manque de matières organiques, il faut l'alléger avec des apports de tourbe (de 150 à 250 kg pour un carré de 10 m x 10 m), de fumier et .de compost. En cas de sol argileux manquant de calcaire, on peut l'amender, avant le labour, par du calcaire finement broyé (de 20 à 30 kg pour cent mètres carrés) ou le chauler. (Opération consistant à épandre de 10 à 30 kg de chaux éteinte par 100 m2 - selon le degré d'acidité - avant la première plantation, puis à la renouveler, en surface, durant trois ou quatre ans.) Il est à noter que ces amendements ne peuvent modifier la terre que sur 30 à 40 cm de profondeur. Il est donc conseillé, pour la plantation d'arbres ou d'arbustes en terre argileuse, de choisir des espèces dont les racines ne sont gênées ni par l'humidité ni par la texture forte du sol. Les sols sableux Légers, meubles, les sols sableux sont faciles à bêcher, à biner et à désherber. Ils se réchauffent rapidement au printemps et les semis y lèvent précocement. Mais ils laissent trop vite filtrer l'eau, et les éléments fertilisants y sont lessivés. On peut donner un peu de corps à un sol très sableux en lui incorporant de 2 à 3 m3 de bonne terre argileuse pour 100 m2. Il est surtout primordial d'apporter de copieuses quantités d'humus (tourbe, terreau, compost, fumier...) et de prévoir des arrosages réguliers. Dans un tel sol, les doses d'engrais seront à épandre en plusieurs fois au cours de l'année. Un sol sableux trop acide est amélioré par du calcaire broyé ou par le chaulage, comme pour un sol argileux. Les sols sableux bien amendés deviennent d'excellentes terres potagères. Les bulbes et les fleurs annuelles y prospèrent également. De nombreux résineux aiment ces sols meubles. Les sols calcaires S'ils se réchauffent vite au printemps, les sols calcaires ne retiennent pas l'eau. Ils sont secs en été et pauvres en éléments fertilisants. Vous devrez leur apporter une fumure organique copieuse, comme aux sols sableux, ainsi que des engrais complets. Leur forte alcalinité (pH supérieur à 7,5) provoque des maladies de "chlorose" chez de nombreuses plantes. Cette maladie se caractérise par le jaunissement des limbes, alors que les nervures restent vertes, et la chute des feuilles. Les plantes deviennent chétives ou meurent. Il est primordial, dans un tel sol, de ne cultiver que des végétaux tolérant bien le calcaire, car il est illusoire d'espérer neutraliser cet excès. Les légumes supportent assez bien celui-ci, de même que de nombreuses plantes vivaces (voir tableaux synoptiques). Les sols humifères Ce sont par exemple les sols de sous-bois, particulièrement riches en feuilles mortes décomposées. Ces terres, bien que perméables, se gorgent d'eau qu'elles restituent aux plantes. Elles se réchauffent vite au printemps et sont faciles à travailler. Cependant, étant très acides, elles ne conviennent qu'à certaines espèces. Vous pourrez corriger cette acidité en chaulant et en leur offrant des engrais essentiellement phospho-potassiques. Les plantes de terre de btuyère sont conseillées, telles que les hortensias, les camélias, les rhododendrons, les azalées et autres végétaux dits justement de "terre de bruyère".
Corrigez votre terre en l'amendant Les divers amendements minéraux (chaux, marne...) sont fournis par les jardineries ou les marchands de matériaux. Il en va de même, pour partie, des amendements humiques. Mais vous pouvez créer vous-même ces derniers. L'humus est une matière organique vivante qui doit subir un processus de décomposition bien défini pour être assimilé par les plantes. Il est indispensable à toute terre de culture et on peut l'apporter sous différentes formes. Le compost qui servira pour vos plantations Le compost et le paillage: voilà les deux clefs de la réussite d'un jardin. Avec le premier, vous nourrirez vos plantes. Le second, entre autres fonctions, les protégera du froid ou de la sécheresse. Un compost efficace est une matière qui encouragera la fertilité de la terre et contiendra les éléments dont votre jardin a besoin. Comment vous constituer un bon tas de compost ? Commencez par trier vos ordures en les recueillant au fur et à mesure dans deux poubelles différentes. Dans l'une, vous jetterez les boîtes de conserve, les plastiques, les emballages en carton, qui ne vous serviront à rien, et dans l'autre, les épluchures, les papiers, les résidus de thé, de café, les os ou les arêtes. Ce sont tous ces détritus dégradables qui constitueront votre compost. Dans un coin du jardin, à l'ombre, plantez quatre piquets de 1,50 m de haut. Entourez-les d'un grillage sur trois côtés. Posez quelques rondins ou petits troncs de bois par terre à" l'intérieur de cette cage. Commencez alors à entasser vos ordures en les étalant. Quand vous aurez amassé environ 30 cm de hauteur de déchets, couvrez-les de quelques centimètres de terre, puis arrosez le tout. Continuez à alterner ainsi des couches de déchets de 30 cm, en les saupoudrant de deux poignées de chaux éteinte ou de dolomie (c'est une variété de chaux qui contient du magnésium). Mieux vaut porter des gants pour cette opération. Vous emplirez ainsi la cage à ordures en l'arrosant de temps à autre. Quand le tas de compost aura atteint 1 m, couvrez-le d'une dernière couche de terre. Posez un grillage pour fermer le quatrième côté. Revêtez le tout d'une feuille de plastique ou mieux encore d'une vieille couverture. On peut également adosser le "tas" à un mur. Le compost Pour que la décomposition du compost se fasse dans de bonnes conditions, il lui faut de la chaleur, de l'humidité, de l'air et une protection. En outre, votre tas ne doit jamais devenir trop sec. Si c'est le cas, arrosez-le en ajoutant une poignée de sang séché ou de corne broyée (un bon activateur) riche en azote. Ou encore épandez un "accélérateur de compostage" que vous trouverez chez tous les marchands gralmers. Reste ce vieux truc de jardinier (mais non, ce n'est pas une plaisanterie !). Demandez aux hommes de la maison (c'est plus facile pour eux !) d'uriner sur le tas: là encore, le moyen s'avérera excellent pour accélérer la décomposition et ne pas laisser le compost se dessécher. S'il est bien fait, les vers de terre vont l'envahir et le "travailler" pour vous. Au bout de six mois, vous découvrirez un merveilleux tas de terreau, prêt à être utilisé pour les semis ou pour la plantation de vos arbres et arbustes. Et n'allez pas croire que vos ordures en décomposition vont sentir mauvais ou attirer les mouches: il n'y a rien à craindre, au contraire! Le fumier Amendement humique excellent et traditionnel, le fumier a tendance à se faire rare. Mélange d'excréments et de paille, il ne peut être enfoui qu'après trois mois de maturation. Le fumier de cheval et de mouton est excellent en sol argileux, celui de bovin, de porc ou d'oiseau, formant de grosses mottes, est préférable ensol sableux ou calcaire. En sol lourd, un apport massif (500 kg environ pour 100 m2) suffit pour trois à quatre ans de culture. En sol léger, où la décomposition du fumier est plus rapide, il est préférable de faire des apports annuels de 15 kg environ pour 10 m2. Le fumier s'enfouit de préférence à l'automne. Outre l'amélioration physique qu'il apporte au sol, il amène quelques éléments fertilisants. La tourbe Formée à partir de sphaignes et de mousses dans des vallées marécageuses, les tourbes se décomposent très lentement et apportent peu d'éléments nutritifs. Elles allègent les sols compacts et font office de réservoirs d'eau en sol sec. A moins d'utiliser des sacs de tourbe enrichie appelée "tourbe N.P.K.", contenant nitrates, phosphates et potasse, il est bon de prévoir l'apport d'engrais en même temps que celui de tourbe classique. Les autres moyens pour apporter de l'humus à votre terre Les algues Elles constituent un bon apport d'humus, riche en potasse, mais aussi en calcaire. Il faut éliminer le sel marin par de copieux arrosages avant de les utiliser, si on les récolte soi-même, mais les algues prêtes à l'emploi se trouvent dam le commerce horticole. Les engrais verts La méthode est intéressante pour amender la terre pauvre en matières organiques dans un nouveau jardin. Le principe consiste à semer des plantes de croissance rapide qu'on enfouit sur place dans le sol où elles se décomposent en humus. On sème des légumineuses (lupin, vesce trèfle incarnat) qui ont la particularité d'enrichir le sol en azote, des crucifères (moutarde, navet, fourrage, colza d'hiver) pour la masse importante de leur feuillage, des graminées (seigle, ray-grass italien) ou des espèces diverses comme le sarrasin en sol sec, ou la phacélie très décorative. La période optimale de fauche se situe juste avant la floraison qui, avec la formation des graines, affaiblit les plantes. Si lei engrais verts peuvent être broyés (par une tondeuse), l'assimilation dans le sol en sera meilleure. Lenfouissage se fait à la fourchebêche, ou à la motobineuse, à quelques centimètres sous la surface du sol. On peut utiliser cette technique au potager à condition d'y pratiquer une rotation des planches et, au verger, entre les arbres. Un "engrais-maison" On peut fabriquer soi-même un engrais bien efficace sans aucun produit chimique. Si les proportions ne sont pas exactement respectées, il n'y aura aucun effet nocif pour vos plantes. Il s'agit d'un engrais à diffusion lente, donc à administrer une fois par an. Mélangez un tiers de sang séché avec de la poudre d'os, deux tiers de cendre de bois et un demi-seau de compost. Épandez cet engrais autour de vos plantes avec un léger griffage et UI arrosage. Vous pouvez aussi l'utiliser pour la plantation des arbustes et des plantes vivaces. Le paillis et ses mystères Pour protéger vos plantes du froid et conservd une bonne humidité au sol en été, il existe une autre technique de récupération, fondamemale, Elle consiste à entasser, à l'ombre, en couches légères, les tontes de gazon et les feuilles qui, en peu de temps, serviront de "paillis", c' est-à-dire une couverture pour les massifs et les plates-bandes. En cueillant vos fleurs, en ramassant les feuilles mortes, en tondant votre gazon et en retirant les mauvaises herbes, ne les jetez pas n'importe où, vous priveriez votre terre d'autant d'humus. Beaucoup de jardiniers utilisent abusivement des engrais chimiques, alors qu'ils pourraient redistribuer à la terre tout ce dont ils l'ont privée. Comment constituer un paillis Tous les végétaux du jardin peuvent devenir paillis, mais évitez les feuillages persistants qui prennent trop de temps pour se décomposer. Il faut de trois à six mois pour qum tas de feuilles (à retourner avant usage) devienne utilisable. Entourées de paillis, les plantes ont plus de vigueur et poussent mieux. Lhiver, il les protège contre le froid et, l'été, il atténue l'évaporation de l'eau d'arrosage et garde la fraîcheur autour des plantes. En outre, il fournit aux vers une riche nourriture que ceux-ci vont mêler au sol - opération qui l'aérera, l'allégera et le nourrira. Enfin, une couche de 10 cm de paillis sur les bordures suffit pour étouffer les mauvaises herbes. Car, le savez-vous, les mauvaises herbes ont besoin, pour se développer, de voir le jour. Il suffit donc de leur couper la lumière pour en être débarrassé. C'est aussi simple que ça ! Si, d'aventure, une mauvaise herbe venait à apparaître, arrachez-la aussitôt, voilà tout. Dommage que ce paillage, malgré tous ses atouts, reste encore dans l'oubli! Les autres paillis Bien des matériaux, outre les tontes de gazon et les feuilles, peuvent également servir au paillage. Pour les petites plantes qui vivent dans les crevasses bien drainées des rochers et, de ce fait, redoutent l'humidité, une couche constituée de gros sable de rivière ou de graviers, autour de leurs collets, assure une certaine protection contre les gels et les pluies d'hiver et leur garde une bonne fraîcheur en été. C'est aussi une bonne façon d'empêcher la prolifération des mauvaises herbes qui nuisent au développement des petites plantes. Dans certains jardins, on utilise des pierres. Vous vous demandez sans doute à quoi cela peut bien servir. Quand les pierres restent en contact avec l'eau et la terre, elles conservent à cette dernière ses éléments nutritifs. Amusez-vous à soulever une pierre restée longtemps sur le sol, et voyez quelle activité se déploie dessous. Les vers de terre ou les fourmis travaillent d'arrache-pied; l'humidité y est bien maintenue et le soleil, qui a réchauffé la pierre toute la journée, communique cette chaleur à la terre. Les plantes en profitent, surtout au printemps avec les premiers rayons du soleil. Un certain nombre de plantes, notamment les alpines, se sentent "chez elles" avec cette couverture de pierres qui leur rappelle singulièrement leur berceau montagnard. Les galets, très recommandés dans les climats chauds, tel celui de la Côte d'Azur, conservent une bonne fraîcheur aux racines, surtout dans les jardinières. Les écorces broyées et compostées quelque temps constituent un excellent paillis. Elles ont l'avantage d'être propres et esthétiques sur les plates-bandes. La tourbe sert également. C'est si joli, tout ce "chocolat" étalé sur les plates-bandes! Enfin, la paille hachée en petits morceaux constitue le plus ancien et le plus sûr modèle. Je le crois volontiers, mais je ne me vois pas économiser mes efforts d'un côté pour,hacher de la paille de l'autre... La difficulté consiste surtout, de nos jours, à se procurer la paille. Quand allez-vous pailler? Lidéal est d'épandre le paillis en automne. Il protégera les plantes durant tout l'hiver.
L'état chimique d'un sol: Un sol est composé de plusieurs éléments dont les sels minéraux comme l'azote (N), le phosphore (P) la potasse (k) - L'azote favorise le développement du feuillage et stimule la croissance. - Le phosphore intervient dans l'assimilation chlorophyllienne et favorise le développement des racines et des organes de réserve. - La potasse favorise la formation des fruits. En plus de ces 3 éléments principaux, le calcium joue un rôle important dans la nutrition des plantes ainsi qu'une multitude d'oligo-éléments L'acidité du sol: La qualité d'un sol s'apprécie en fonction de son acidité ou de son alcalinité. On parle alors du pH. Le pH est la mesure de la concentration d'ions hydrogène contenus dans la terre mise en solution dans de l'eau distillée. Au moyen d'une échelle allant de 0 à 14, on peut définir si un sol est acide (de 0 à 4,5), neutre (7) ou alcalin (de 7,5 à 14). La zone ou la plupart des plantes se développe se situe entre 4,5 et 7,5, mais celle leur convenant le mieux se situe entre 5,5 et 7,5. Certaines plantes se développent dans un sol acide (en-dessous de 4,5) ou alcalin (plus de 7,5). CHOIX DES PLANTES EN FONCTION DU SOL SOL ARGILEUX Amélanchier - Aucuba - Bergenia - Campanule - Chèvrefeuille (lonicera)(la plupart des espèces) - Cornouillet (la plupart des espèces) - Cotonéaster - Cytise Erable (Acer) (la plupart des espèces) - Forsythia - Géranium rustique - Hellébore Hosta ou funkia - Kerrie - Lilas (Syringa) - Orpin (Sudum) (la plupart des espèces) Pommier - Rosier - Rudbeckia - Seringat - Spirée - Viorne (la plupart des espèces) SOL ALCALIN Acanthe - Achillée - Aethionema - Ail (Allium sp.) - Alchémille - Alyssum - Ancolie (Aqui/egia) - Anémone - Arabis - Armoise (Artemisia) - Aster - Aubépine (Crataegus) Aubriette Aucuba - Buddleeia - Buis (Buxux) - Campanule - Caryopteris - Ceanothe (certaines espèces) - Centaurée - Ceratostigma - Chaenomeles Chèvrefeuille - Chimonanthe - Clarkia - Clématite - Colchique - Cosmos(certaines espèces .) Crocosmia Cytise - Érable (Acer) (certaines espèces) - Fuchsia (certaines espèces) Giroflée quarantaine (Matthiola) - Glycine - Groseillier (Ribes) - Gypsophile Heuchera sanguinea et cultivars - Kerrie - Lavande - Lavatère (Lavatera arborea et cultivars) - Lilas (Syringa) - Marronnier (Aesculus) - Molène (Verbascum) - Pâquerette Pentstemon (certaines espèces) - Polemonium - Pulmonaire - Pyracantha - Rudbeckia - Silène - Sureau (Sambucus) - Tulipe - Thym - Viorne - Weigela SOL ACIDE Arctostaphylos - Bruyère (Calluna, Erica) (la plupart des espèces) - Camellia . (certaines espèces) - Daboecia - Enkianthus - Eucryphia - Fothergilla - Gaultheria (certaines espèces) Kalmia - Lapageria (L. rosea) - Magnolia (la plupart des espéces) - Nomochasris - Pernettya Philsia magellanica - Phyllodoce - Rhododendron et azalée - Tupélo (Nyssa) Vaccinium (myrtille et airelle)(certaines espèces) SOL PAUVRE, PEU PROFOND OU SABLEUX Abutilon (certaines espèces) - Achillée - Arbre de Judée (Cercis siliquastrum) Ceanothe - Chalef (Elaeagnus) . - Cotinus - Cytise - Géranium rustique - Glycine Jasmin (certaines espèces) - Kerrie - Lavande - Mahonia - Molène - Perovskia Sorbier (la plupart des espèces)
Utilisation du sol : Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses compétences. Afin d'aménager le cadre de vie, d'assurer sans discrimination aux populations résidentes et futures des conditions d'habitat, d'emploi, de services et de transports répondant à la diversité de ses besoins et de ses ressources, de gérer le sol de façon économe, d'assurer la protection des milieux naturels et des paysages ainsi que la sécurité et la salubrité publiques et de promouvoir l'équilibre entre les populations résidant dans les zones urbaines et rurales et de rationaliser la demande de déplacements, les collectivités publiques harmonisent, dans le respect réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs décisions d'utilisation de l'espace.
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18/05/2012 09:09 - guilbault
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05/05/2012 20:00 - salomon
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02/05/2012 17:29 - Citrougne Bernard 24440 Nojals et Clotte Tel: 05 53 22 41 13
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16/04/2012 21:47 - Jean-Paul HORTION
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15/04/2012 17:07 - mouette
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13/04/2012 14:24 - Raphaele
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